Qui suis-je?

Je suis un sentiment
Qui existe de tout temps.
Aucun de vous ne peut m'ignorer.
Je vous confronte avec dureté
A vos doutes, vos peurs et vos erreurs,
E je n'ai de cesse de vous faire douter.
J'apparais dans vos moments de désespoir,
Le plus souvent lorsque vous êtes seuls et dans le noir.
Vous ne m'aimez guère
Pourtant avec moi vous êtes sincères.
Vous ne pouvez me mentir
Sans de vous mêmes vous trahir.
Vous ne pouvez me fuir,
Je sais trop bien vous retenir.
Certains diront que je suis un calvaire,
D'autres que je suis un enfer:
Ils ont raison, je ne suis pas une amie mais le contraire
Il n'y a que vous faire du mal qui puisse me satisfaire.
Mais comme toute ennemie j'ai du bon,
Je teste vos limites au plus profond.
Je vous aide à répondre à vos propres questions
Et à perdre vos illusions.
Et même si certains me détestent,
Tanpis, grâce à moi vous resterez modestes.
Vous n'etes pas de super héros,
Vous ne maîtrisez pas tout
Et quoi que vous fassiez, la nature aura toujours le dernier mot.
Mais ne vous inquiétez pas, vous vous battrez jusqu'au bout:
D'une pointe acérée,
D'une pointe rusée,
Je saurai piquer votre instinct de survie
Et s'il le faut vous vous battrez contre l'infini.
Grâce à moi vous serez plus forts
Et vous redoublerez d'efforts
Afin de me donner tort.
Vous ne vous avouerez pas vaincus d'avance,
J'aurai réveillé votre esprit de vengeance.
Vous voudrez me faire payer
Le fait d'avoir voulu vous faire sombrer.
A ce moment-là, vous vous serez relevés,
Le coup de blues sera passé.
Vous penserez m'avoir vaincue,
Mais ce sera une bévue
Car je vous attendrai autant qu'il le faudra
Jusqu'à la prochaine fois où tout recommencera...
Non, je ne suis pas la poisse,
Je suis seulement: l'angoisse...
# Posté le mercredi 11 janvier 2006 13:29
Modifié le mardi 28 février 2006 05:04

Mûrir (décembre 2005)

Mûrir (décembre 2005)
Mûrir,
A quoi cela sert-il?
Ne pourrait-on pas garder à jamais
Notre regard d'enfant émerveillé
Sur ce monde qui nous apparaît,
Avec nos yeux d'adulte désabusé,
Comme un monde désenchanté?
Ne pourrait-on garder à jamais
Cette sensation de sécurité
Que nous offrait notre cocon?
Celui dans lequel nous rêvions.
Celui qui nous donnait toutes ces illusions.
Pourquoi faut-il grandir?
Pourquoi faut-il vieillir?
Pourquoi faut-il quitter la candeur?
Pour devenir meilleurs?
Mais comment le pourrait-on
Quand dès l'adolescence tout est remis en question?
A travers nos expériences et nos discutions,
On s'apperçoit que ce qui nous entoure est truffé d'imperfections
Et que nous sommes tombés dans la fosse aux lions.
C'est la jungle, c'est la trahison.
On découvre alors le sens véritable
De mots plus que redoutables:
Envie, jalousie, mesquinerie,
Discrimination, marginalisation et mépris.
Une seule différence suffit
Pour en récolter tous ces fruits.
On s'apperçoit rapidement
Qu'entre le monde réel et nos rêves d'enfant,
Il y a un immense fossé,
Que nos chevaliers, nos princesses et nos fées
N'ont aucune place dans la société
Où ne règnent que l'éphémère et les futilités.
Mais mûrir nous permet de tirer des leçons de nos erreurs
Et de perdre nos leurres.
Mûrir c'est aussi ouvrir les yeux sur la réalité
Sans l'ignorer ni se laisser aller à la fatalité.
C'est avancer en connaissant les dangers
Et les pièges à éviter.
Mûrir c'est donc avancer avec plus de sagesse
Après avec connu des maladresses et des rudesses.[/g
]
# Posté le jeudi 15 décembre 2005 14:38
Modifié le vendredi 22 juin 2007 01:46

L'indifférence, bien pire que le mépris (décembre 2005)

L'indifférence, bien pire que le mépris  (décembre 2005)
L'indifférence est bien pire que le mépris.
L'indifférence, au sens où je l'entends ici,
C'est quand des proches vous ignorent, vous oublient.
Pour eux, vous ne faîtes plus partie de leur vie:
C'est du passé, tout est fini.

L'indifférence est bien pire que le mépris
Car elle signifie
Qu'aux yeux de personnes chères, aimées ou chéries,
Vous n'êtes plus ni dans leur coeur ni dans leur vie.

Le mépris quant à lui,
Montre qu'aux yeux de ces personnes, vous existez bel et bien,
Qu'il existe encore quelque lien
Qui vous relie, qui vous retient.
Ces personnes vous en veulent c'est certain
Mais votre avis leur importe, leur esprit n'est pas serein:
C'est plus fort qu'elles, elles n'y peuvent rien.
Vous leur manquez,
Elles s'en veulent, elles sont agacées,
Elles voudraient vous oublier
Mais vous comptez trop pour qu'elles effacent tout d'un trait.

L'indifférence, c'est le néant.
Vous vous pensiez importants dans la vie de ces gens
Mais il n'en est rien, vous vous trompiez.
Vous y étiez attachés
Il n'y avait pas de réciprocité.
Vous vous étiez inscrits dans leur coeur au crayon à papier
Elles vous ont gommés
Et, sans un seul regret,
Elles vous conjuguent aujourd'hui à l'imparfait.

Dans ce cas, faîtes comme elles: avancez!
Vous n'avez pas à attendre, à vivre dans le passé.
Faîtes vos vies sans vous soucier
De ce qu'elles pourront en penser:
Ce sont elles qui se sont détournées.
(Attention, je ne dis pas de les oublier
Car vous n'allez pas les imiter.)
Dîtes-vous qu'il ne sert à rien de se lamenter
Pour des gens qui n'ont pas mérité
L'attachement que vous leur avez proposé.
Elles l'ont refusé?
Tanpis, vous savez aujourd'hui sur quel pied danser,
Vous savez ce qu'il en est de leur coté:
Affaire classée!
# Posté le lundi 05 décembre 2005 05:26
Modifié le vendredi 22 juin 2007 01:47

L'université (octobre 2005)

L'université  (octobre 2005)
L'université,
C'est une nouvelle vie qui commence.
Règne d'abord la méfiance
Puis revient la confiance, que l'on croyait égarée.
On fait nos premiers pas hésitants
Dans cet univers qui nous paraît si grand.
On se sent tout petits.
On se sent démunis.
Où sont nos amis?
Et notre petit nid?
Que sont devenus?
Ici, nous sommes nus.
Nous sommes seuls dans cette foule inconnue.
On prend peur, on veut faire marche arrière.
On veut retrouver nos anciennes "misères",
Qui aujourd'hui nous deviennent si chères.
On prend conscience du bonheur passé
Qui s'est maintenant envolé
Sans qu'il nous soit possible de le rattraper.
Alors, puisque l'on ne peut faire autrement,
On relève la tête fièrement
Comme pour prendre son élan,
Et on va droit devant.
Cette fois, le chemin n'est pas tout tracé,
C'est à nous de la créer.
Personne ne nous tend la main,
C'est à nous d'être plus malins.
Notre vie future dépend de nous.
Notre travail, notre détermination et notre envie feront tout.
C'est à nous de choisir nos priorités,
Afin de mettre toutes les chances de notre côté
Et de ne rien regretter.
C'est à nous, dès maintenant, de décider
De ce que nous seront dans quelques années.

L'université,
C'est le début d'un combat, ce sont des choix.
Chacun a des cartes entre ses doigts,
A nous de sortir notre épingle du jeu.
Il y aura certes des jaloux et des envieux
Mais c'est ainsi, chacun est maître de son destin
Et nos efforts d'aujoud'hui sont notre fierté de demain.

A l'université
Notre avenir est en train de se dessiner.
c'est à nous de jouer,
C'est à nous d'assurer.
# Posté le samedi 03 décembre 2005 15:53
Modifié le vendredi 22 juin 2007 01:46

Les 18 ans (avril 2005)

A 18 ans,
On entre dans le monde des grands,
On sort de l'adolescence
Pour faire toutes sortes d'expériences.
On a confance.
On avance.

A 18 ans,
On peut sortir et faire la fête chez des amis
Sans être conditionné par la permission de minuit.
Pendant les vacances où tout nous est permi,
On dort au minimum à deux heures et demi
Mais il faut garder à l'esprit
De continuer de travailler
pour obtenir le bac à la fin de l'année.

A 18 ans,
On attache beaucoup d'importance aux sentiments
Car ils sont notre carburant.
On a besoin d'amour et d'affection
Mais différente de celle que nos parents nous donnent à l'unisson.
On a besoin de sortir de la routine,
De quitter la candeur enfantine.
On veut voir ce qu'il y a autour du nid
Que nos parents ont construit.
On veut se tester
Quitte à se tromper.

A 18 ans,
On est pas différent:
On est ni un ange, ni un démon
On est tout simplement nous
Et c'est ça qui est bon!
# Posté le samedi 03 décembre 2005 15:30
Modifié le mardi 28 février 2006 05:11